网站首页 (Homepage)                       欢   迎   访   问  谢  国  芳 (Roy  Xie) 的  个  人  主  页                    返回 (Return)
                    
Welcome to Roy  Xie's Homepage                   

                                                      
 

——
  外语解密学习法 逆读法(Reverse Reading Method)   解读法(Decode-Reading Method)训练范文 ——                 

    解密目标语言:英语                                     解密辅助语言:汉语
                  Language to be decoded:  English                  Auxiliary Language :  Chinese  

  
                    解密文本:
   《永别了》  [法国] 莫泊桑 著, 中文译者 谢国芳(Roy Xie)
   
    

                                                      
Adieu
par  Guy de Maupassant

  
    

       

                                                    
                 Farewell            
             by  Guy de Maupassant     

    
                                                    
        法汉对照(French & Chinese)                                    法英对照(French & English)                               英汉对照(English & Chinese
    

 

    J'ai été souvent amoureux, comme tous les hommes, mais principalement une fois.

    Je l'avais rencontrée au bord de la mer, à Étretat, voici douze ans environ, un peu après la guerre. Rien de gentil comme cette plage, le matin, à l'heure des bains. Elle est petite, arrondie en fer à cheval, encadrée par ces hautes falaises blanches percées de ces trous singuliers qu'onnomme les Portes, l'une énorme, allongeant dans la mer sa jambe de géante, l'autre en face, accroupie et ronde; la foule des femmes se rassemble, se masse sur l'étroite langue de galets qu'elle couvre d'un éclatant jardin de toilettes claires dans ce cadre de hauts rochers. Le soleil tombe en plein sur les côtes: sur les ombrelles de toutes nuances, sur la mer d'un bleu verdâtre; et tout cela est gai et charmant, sourit aux yeux. On va s'asseoir tout contre l'eau, et on regarde les baigneuses. Elles descendent, drapées dans un peignoir de flanelle qu'elles rejettent d'un joli mouvement en atteignant la frange d'écume des courtes vagues; et elles entrent dans la mer, d'un petit pas rapide qu'arrête parfois un frisson de froid délicieux, une courte suffocation.

    Bien peu résistent à cette épreuve du bain. C'est là qu'on les juge, depuis le mollet jusqu'à la gorge. La sortie surtout révèle les faibles, bien que l'eau de mer soit d'un puissant secours aux chairs amollies.

     La première fois que je vis ainsi cette jeune femme, je fus ravi et séduit. Elle tenait bon, elle tenait ferme. Puis il y a des figures dont le charme entre en nous brusquement, nous envahit tout d'un coup. Il semble qu'on trouve la femme qu'on était né pour aimer. J'ai eu cette sensation et cette secousse.

    Je me fis présenter et je fus bientôt pincé comme je ne l'avais jamais été. Elle me ravageait le coeur. C'est une chose effroyable et délicieuse que de subir ainsi la domination d'une femme. C'est presque un supplice et, en même temps, un incroyable bonheur. Son regard, son sourire, les cheveux de sa nuque quand la brise les soulevait, toutes les plus petites lignes de son visage, les moindres mouvements de ses traits, me ravissaient, me bouleversaient, m'affolaient. Elle me possédait par toute sa personne, par ses gestes, par ses attitudes, même par les choses qu'elle portait qui devenaient ensorcelantes. Je m'attendrissais à voir sa voilette sur un meuble, ses gants jetés sur un fauteuil. Ses toilettes me semblaient inimitables. Personne n'avait des chapeaux pareils aux siens.

    Elle était mariée, mais l'époux venait tous les samedis pour repartir les lundis. Il me laissait d'ailleurs indifférent. Je n'en étais point jaloux, je ne sais pourquoi, jamais un être ne me parut avoir aussi peu d'importance dans la vie, n'attira moins mon attention que cet homme.

    Comme je l'aimais, elle! Et comme elle était belle, gracieuse et jeune! C'était la jeunesse, l'élégance et la fraîcheur mêmes. Jamais je n'avais senti de cette façon comme la femme est un être joli, fin, distingué, délicat, fait de charme et de grâce. Jamais je n'avais compris ce qu'il y a de beauté séduisante dans la courbe d'une joue, dans le mouvement d'une lèvre, dans les plis ronds d'une petite oreille, dans la forme de ce sot organe qu'on nomme le nez.

    Cela dura trois mois, puis je partis pour l'Amérique, le coeur broyé de désespoir. Mais sa pensée demeura en moi, persistante, triomphante. Elle me possédait de loin comme elle m'avait possédé de près. Des années passèrent. Je ne l'oubliais point. Son image, charmante restait devant mes yeux et dans mon coeur. Et ma tendresse lui demeurait fidèle, une tendresse tranquille, maintenant, quelque chose comme le souvenir aimé de ce que j'avais rencontré de, plus beau et de plus séduisant dans la vie.

    Douze ans sont si peu de chose dans l'existence d'un homme! On ne les sent point passer! Elles vont l'une après l'autre, les années, doucement et vite, lentes et pressées, chacune est longue et si tôt finie! Et elles s'additionnent si promptement, elles laissent si peu de trace derrière elles, elles s'évanouissent si complètement qu'en se retournant pour voir le temps parcouru on n'aperçoit plus rien, et on ne comprend pas comment il se fait qu'on soit vieux.

    Il me semblait vraiment que quelques mois à peine me séparaient de cette saison charmante sur le galet d'Étretat.

    J'allais au printemps dernier dîner à Maisons-Laffitte, chez des amis. Au moment où le train partait, une grosse dame monta dans mon wagon, escortée de quatre petites filles. Je jetai à peine un coup d'oeil sur cette mère poule très large, très ronde, avec une face de pleine lune qu'encadrait un chapeau enrubanné.

     Elle respirait fortement, essoufflée d'avoir marché vite. Et les enfants se mirent à babiller. J'ouvris mon journal et je commençai à lire.

    Nous venions de passer Asnières, quand ma voisine me dit tout à coup:

    - Pardon, Monsieur, n'êtes-vous pas Monsieur Carnier?

    - Oui, Madame.

    Alors elle se mit à rire, d'un rire content de brave femme, et un peu triste pourtant.

    - Vous ne me reconnaissez pas?

    J'hésitais. Je croyais bien en effet avoir vu quelque part ce visage; mais où? mais quand? Je répondis:

    - Oui... et non... Je vous connais certainement, sans retrouver votre nom.

    Elle rougit un peu.

    - Madame Julie Lefèvre.

    Jamais je ne reçus un pareil coup. Il me sembla en une seconde que tout était fini pour moi! Je sentais seulement qu'un voile s'était déchiré devant mes yeux et que j'allais découvrir des choses affreuses et navrantes.

    C'était elle! cette grosse femme commune, elle? Et elle avait pondu ces quatre filles depuis que je ne l'avais vue. Et ces petits êtres m'étonnaient autant que leur mère elle-même. Ils sortaient d'elle; ils étaient grands déjà, ils avaient pris place dans la vie. Tandis qu'elle ne comptait plus, elle, cette merveille de grâce coquette et fine. Je l'avais vue hier, me semblait-il, et je la retrouvais ainsi! Était-ce possible? Une douleur violente m'étreignait le coeur, et aussi une révolte contre la nature même, une indignation irraisonnée, contre cette oeuvre brutale, infâme de destruction.

    Je la regardais effaré. Puis je lui pris la main; et des larmes me montèrent aux yeux. Je pleurais sa jeunesse, je pleurais sa mort. Car je ne connaissais point cette grosse dame.

    Elle, émue aussi, balbutia:

    - Je suis bien changée, n'est-ce pas? Que voulez-vous, tout passe. Vous voyez, je suis devenue une mère, rien qu'une mère, une bonne mère. Adieu le reste, c'est fini. Oh! je pensais bien que vous ne me reconnaîtriez pas, si nous nous rencontrions jamais. Vous aussi, d'ailleurs, vous êtes changé; il m'a fallu quelque temps pour être sûre de ne me point tromper. Vous êtes devenu tout blanc. Songez. Voici douze ans! Douze ans! Ma fille aînée a dix ans déjà...

    Je regardai l'enfant. Et je retrouvai en elle quelque chose du charme ancien de sa mère, mais quelque chose d'indécis encore, de peu formé, de prochain. Et la vie m'apparut rapide comme un train qui passe.

    Nous arrivions à Maisons-Laffitte. Je baisai la main de ma vieille amie. Je n'avais rien trouvé à lui dire que d'affreuses banalités. J'étais trop bouleversé pour parler.

    Le soir, tout seul, chez moi, je me regardai longtemps dans ma glace, très longtemps. Et je finis par me rappeler ce que j'avais été, par revoir en pensée ma moustache brune et mes cheveux noirs, et la physionomie jeune de mon visage. Maintenant j'étais vieux. Adieu.

 

 

和所有男人一样,我曾经爱过许多次,但最特别的就那一次。

我是在埃特尔塔的海滨遇见她的,那大概是十二年前,战争刚结束之后。那片在上午游泳时间的海滩有一种无以比拟的美。海滩不大,呈马蹄形,周围高耸的白崖环绕,穿透悬崖的是一些奇形怪状、叫做“坡特”(法语意思是门)的洞穴,一个像巨人的腿伸入海中,另一个则显得低矮圆胖。在巨岩的偎抱之内,女人们聚集在狭窄的一带沙滩上,她们的靓装丽服把它装点成了一个光彩夺目的花园。阳光普照着海岸、五颜六色的阳伞和蓝绿色的海波,一切都欢快愉悦,一切都展开笑靥,而你则在水边坐下,静观那些沐浴者。女人们下来了,裹在长长的浴袍里,当她们走到涟漪水波白沫飞溅的边缘时,她们就扔掉浴袍,用轻快的小步跃入水中,时不时地停下来,享受一下凉爽的海水带给她们的舒适刺激,或者微微地喘息一阵。

很少有女人经受得起海水浴的考验。只有在那里你才能从脚踝到喉咙,对她们作全面的评判。尤其当她们离开海水上岸时,所有身上的缺陷都暴露无遗,虽然对松弛的肌肤来说海水有很好的润色作用。

我第一次在水中看到这个年轻女人时就心怀喜悦,神思恍惚。她通过了一切考验。有一些脸庞,它们的魅力第一眼就能把你攫住,刹那间愉悦你的心房,你好像找到了生命中注定要爱的女人,我当时就有这样的感觉、这样的震撼。

经别人介绍我和她相识了,并很快就为她神魂颠倒,甚于以往的任何时候。我的心灵渴望她,被一个年轻女子这样彻底征服是一件极可怕又极甜蜜的事情,它几乎像是受酷刑的折磨,然而又伴随着无限的欢喜。她的容颜,她的微笑,她的秀发迎风的飘荡,她脸上难以觉察的线条,她形体最细微的动作,莫不让我欢喜,让我烦恼,让我着迷。她用她的手势、她的姿态、甚至于她的服饰----它们一到了她的身上就获得了某种奇特的魅力,把我从身体到灵魂整个地俘获了。看到她搭在某件家具上的面纱,撂在椅子上的手套,都会让我的心中充满无限的柔情。她的长袍我觉得天下无双,谁的帽子也没有她的漂亮。

她是结了婚的,但她丈夫只有星期六才来,星期一就离去。不管怎样,我对他毫不在意,我甚至不嫉妒他,现在我也不明白为什么会这样。有生以来还从来没有一个人让我觉得如此微不足道,如此地不值得我的注意。

但她!我有多么爱她!她是那样的美丽,优雅,年轻!她就是青春、优美、和活力本身!啊,女人!此前我从未如此强烈地感受过,你是何等艳丽、高贵、娇嫩、妩媚和优雅的造物!此前我还从未识得脸颊的曲线、嘴唇的蠕动、耳朵的粉红、那个叫做鼻子的可笑器官的形状竟会包含这般动人心魄的魅力。

这样的状况持续了三个月;然后我去了美国,带着浓浓的忧伤。但对她的回忆却铭刻在我的脑际,挥之不去,不可抗拒。虽然远在天涯,我的心依然归属于她,正如她在我身旁时一样。好多年过去了,可我还是忘不了她。她魅力无穷的倩影永远浮现在我的眼前,我的心底。而我对她的爱也一直忠贞不渝,到现在已醇化为一种宁静的柔情,就像是一生之中遇见过的最美丽最妩媚的事物留下的那种弥足珍贵的记忆。

十二个年头,在人的一生中根本算不上什么!我们甚至感觉不到它们的流逝。年复一年,交替之间是那样地轻缓,同时又那样地迅捷,每一年都很悠长,但很快又过完!他们如此迅速地叠加在一起,在后面仅留下淡不可辨的痕迹。它们消失得那样彻底,以至于当我们掉过头去,想回望所有那些消失了的岁月时,我们什么也无从寻觅。可我们就是不能明白,为什么突然之间自己变得这样苍老。真的,我总觉得,我和埃特尔塔沙滩上那个媚人的季节之间只不过隔了那么寥寥数月而已!

去年春天,我去美松拉菲特和几个朋友共进晚餐。

火车正要开动的时候,一个胖妇人在四个小女孩的簇拥之下,上了我的车厢。我几乎没有多瞥一眼这个身为人母的女人,她是那样地高大,圆胖,一顶巨大的饰有缎带的帽子下面,一张脸庞如同满月一般滚圆。

她在呼呼地喘息,因为刚才为了赶车而被迫疾走,现在还没缓过气来。孩子们则开始吱吱喳喳地闲聊,我打开了报纸开始阅读。

火车刚过阿斯涅尔不久的时候,我的邻居突然转向我说道:

“对不起打扰一下,先生,你该不会是伽尼耶先生吧?”

“我是,夫人。”

接着她笑了起来,那种善良女人的开心的笑,然而又带几分凄凉。

“你好像不认识我了。”

我犹豫着,总觉得在什么地方见过这张脸,但是在哪里?什么时候?我回答说:

“是,又不是。我肯定认识你,但我想不起你的名字了。”

她的脸微微一红:

“朱莉·勒费弗尔夫人。”

我从来没有这样震骇过。在这一瞬间我仿佛觉得自己的一切都完结了!我觉得眼前撕开了一层帷幕,我将有一个十分恐怖和伤心欲绝的发现。

这么说来,这就是她!那个粗俗的胖女人,就是她!自从上次分手以后,她已经成为了四个女孩的母亲。而这些幼小的生灵如同她们的母亲一样让我惊骇。她们是她的一部分,她们都已经是大女孩了,都已经在生活中有了一席之地。而她的位置却消退了,她,那个秀丽娇美、迷人优雅的奇迹,我感觉好像是昨天才刚刚见过她,而当再次遇见她时,竟成了这般模样!这难道可能吗?一阵剧烈的悲痛攫住了我的心房,同时升起的是一种对造物自然的极度憎厌,和一种对这野蛮卑鄙的毁灭行径的莫名的愤慨。

我看着她,茫然不知所措。然后我握住她的手,泪水涌出了我的眼眶。我为她消亡的青春而哭!因为我不认识眼前的这个胖妇。

她也动了情,结结巴巴地说道:

“我变了很多,不是吗?你还能期望什么呢,一切都会消逝!你看到了,我成为了一个母亲,只是一个好母亲罢了,其他的一切都永别了,都结束了。噢!倘若我们重逢,我也从来没有指望你会认出我来,你自己不也变了很多吗,过了好久,我才能够确定自己没有认错人。你的头发全白了,想想吧!都十二年了!十二年哪!我最大的女儿都已经十岁了。”

我望着她的大孩子,从她身上我依稀瞥见了些许她母亲当年的风姿,只是还没有定型,还是某种有待发展的潜在的东西。顿时,我觉得人生短促得就像一趟疾驶而过的火车。

火车到了美松拉菲特。我亲吻了我老朋友的手,除了最平常无聊的话语之外,我再也找不到别的话说,内心过于强烈的波动使我几乎语结。

晚上,独自一人在家里,我久久地站在镜子面前,许久许久,最后我终于回忆起了我过去的样子,在我的脑海里又看到了我的棕色胡须和乌黑青丝,还有我面容年轻时的表情。现在,我老了。永别了!

 




网站首页 (Homepage)                                   前页(Previous Page)                                     下页(Next Page)                                返回 (Return)


 

Copyright © 2001-2012 by Guofang Xie.    All Rights Reserved.
谢国芳(Roy Xie)版权所有  © 2001-2012.   一切权利保留.
浙ICP备11050697号