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——  外语解密学习法逆读法(Reverse Reading Method) 和  解读法(Decode-Reading Method)训练范文 ——

解密目标语言:法语
Language to be decoded:  French

 解密辅助语言:英语
Auxiliary Language :  English

解密文本:《项链》  [法国]  莫泊桑 原著         谢国芳(Roy Xie)中译


                                                      
La Parure
par  Guy de Maupassant
  
    

       

                 The Diamond Necklace             
          by  Guy de Maupassant     

    
                                                    
 法汉对照(French & Chinese)                                    法英对照(French & English)                               英汉对照(English & Chinese)
    

 

C’était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d’employés. Elle n’avait pas de dot, pas d’espérances, aucun moyen d’être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l’instruction publique.   

Elle fut simple, ne pouvant être parée ; mais malheureuse comme une déclassée ; car les femmes n’ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d’élégance, leur souplesse d’esprit, sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames.
   

Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l’usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses, dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l’indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en elle des regrets désolés et des rêves éperdus. Elle songeait aux antichambres muettes, capitonnées avec des tentures orientales, éclairées par de hautes torchères de bronze, et aux deux grands valets en culotte courte qui dorment dans les larges fauteuils, assoupis par la chaleur lourde du calorifère. Elle songeait aux grands salons vêtus de soie ancienne, aux meubles fins portant des bibelots inestimables, et aux petits salons coquets, parfumés, faits pour la causerie de cinq heures avec les amis les plus intimes, les hommes connus et recherchés dont toutes les femmes envient et désirent l’attention.
   

 Quand elle s’asseyait, pour dîner, devant la table ronde couverte d’une nappe de trois jours, en face de son mari qui découvrait la soupière en déclarant d’un air enchanté : « Ah ! le bon pot-au-feu ! je ne sais rien de meilleur que cela... » Elle songeait aux dîners fins, aux argenteries reluisantes, aux tapisseries peuplant les murailles de personnages anciens et d’oiseaux étranges au milieu d’une forêt de féerie ; elle songeait aux plats exquis servis en des vaisselles merveilleuses, aux galanteries chuchotées et écoutées avec un sourire de sphinx, tout en mangeant la chair rose d’une truite ou des ailes de gelinotte.
    Elle n’avait pas de toilettes, pas de bijoux, rien. Et elle n’aimait que cela ; elle se sentait faite pour cela. Elle eût tant désiré plaire, être enviée, être séduisante et recherchée.

Elle avait une amie riche, une camarade de couvent qu’elle ne voulait plus aller voir, tant elle souffrait en revenant. Et elle pleurait pendant des jours entiers, de chagrin, de regret, de désespoir et de détresse.

Or, un soir, son mari rentra, l’air glorieux et tenant à la main une large enveloppe.

« Tiens, dit – il, voici quelque chose pour toi. »

Elle déchira vivement le papier et en tira une carte imprimée qui portait ces mots :
 

« Le ministre de l’instruction publique et Mme Georges Ramponneau prient M. et Mme Loisel de leur faire l’honneur de venir passer la soirée à l’hôtel du ministère, le lundi 18 janvier. »

Au lieu d’être ravie, comme l’espérait son mari, elle jeta avec dépit l’invitation sur la table, murmurant :

« Que veux – tu que je fasse de cela? »

- Mais, ma chérie, je pensais que tu serais contente. Tu ne sors jamais, et c’est une occasion, cela, une belle ! J’ai eu une peine infinie à l’obtenir. Tout le monde en veut ; c’est très recherché et on n’en donne pas beaucoup aux employés. Tu verras là tout le monde officiel. »

Elle le regardait d’un oeil irrité, et elle déclara avec impatience :

« Que veux –tu que je me mette sur le dos pour aller là? »

Il n’y avait pas songé ; il balbutia :

« Mais la robe avec laquelle tu vas au théâtre. Elle me semble très bien, à moi... »

Il se tut, stupéfait, éperdu, en voyant que sa femme pleurait. Deux grosses larmes descendaient lentement des coins des yeux vers les coins de la bouche ; il bégaya :

« Qu’as-tu? qu’as-tu? »

Mais, par un effort violent, elle avait dompté sa peine et elle répondit d’une voix calme en essuyant ses joues humides :

« Rien. Seulement je n’ai pas de toilette et par conséquent je ne peux aller à cette fête. Donne ta carte à quelque collègue dont la femme sera mieux nippée que moi. »

Il était désolé. Il reprit :

« Voyons, Mathilde. Combien cela coûterait -il, une toilette convenable, qui pourrait te servir encore en d’autres occasions, quelque chose de très simple? »

Elle réfléchit quelques secondes, établissant ses comptes et songeant aussi à la somme qu’elle pouvait demander sans s’attirer un refus immédiat et une exclamation effarée du commis économe.

Enfin, elle répondit en hésitant :

« Je ne sais pas au juste, mais il me semble qu’avec quatre cents francs je pourrais arriver. »

Il avait un peu pâli, car il réservait juste cette somme pour acheter un fusil et s’offrir des parties de chasse, l’été suivant, dans la plaine de Nanterre, avec quelques amis qui allaient tirer des alouettes, par là, le dimanche.

Il dit cependant :
     « Soit. Je te donne quatre cents francs. Mais tâche d’avoir une belle robe. »

Le jour de la fête approchait, et Mme Loisel semblait triste, inquiète, anxieuse.

Sa toilette était prête cependant. Son mari lui dit un soir :

« Qu’as-tu? Voyons, tu es toute drôle depuis trois jours. »

Et elle répondit :

« Cela m’ennuie de n’avoir pas un bijou, pas une pierre, rien à mettre sur moi. J’aurai l’air misère comme tout. J’aimerais presque mieux ne pas aller à cette soirée. »

Il reprit :

«Tu mettras des fleurs naturelles. C’est très chic en cette saison-ci. Pour dix francs tu auras deux ou trois roses magnifiques. »

Elle n’était point convaincue.

« Non... il n’y a rien de plus humiliant que d’avoir l’air pauvre au milieu de femmes riches. »
Mais son mari s’écria :

« Que tu es bête ! Va trouver ton amie Mme Forestier et demande-lui de te prêter des bijoux. Tu es bien assez liée avec elle pour faire cela. »

Elle poussa un cri de joie :

« C’est vrai. Je n’y avais point pensé. »

Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse.

Mme Forestier alla vers son armoire à glace, prit un large coffret, l’apporta, l’ouvrit, et dit à Mme Loisel :

« Choisis, ma chère. »

Elle vit d’abord des bracelets, puis un collier de perles, puis une croix vénitienne, or et pierreries, d’un admirable travail . Elle essayait les parures devant la glace, hésitait, ne pouvait se décider à les quitter, à les rendre.

Elle demandait toujours :

« Tu n’as plus rien d’autre?

- Mais si. Cherche. Je ne sais pas ce qui peut te plaire. »

Tout à coup elle découvrit, dans une boîte de satin noir, une superbe rivière de diamants, et son coeur se mit à battre d’un désir immodéré. Ses mains tremblaient en la prenant. Elle l’attacha autour de sa gorge, sur sa robe montante, et demeura en extase devant elle-même.

Puis, elle demanda, hésitante, pleine d’angoisse :

« Peux – tu me prêter cela, rien que cela?

- Mais oui, certainement. »

Elle sauta au cou de son amie, l’embrassa avec emportement, puis s’enfuit avec son trésor.

Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le ministre la remarqua.

Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si douce au coeur des femmes.

Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon désert avec trois autres messieurs dont les femmes s’amusaient beaucoup.

Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu’il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de la vie ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l’élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut s’enfuir, pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s’enveloppaient de riches fourrures.

Loisel la retenait :

« Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre. »

Mais elle ne l’écoutait point et descendait rapidement l’escalier.

Lorsqu’ils furent dans la rue, ils ne trouvèrent pas de voiture ; et ils se mirent à chercher, criant après les cochers qu’ils voyaient passer de loin.

Ils descendaient vers la Seine, désespérés, grelottants. Enfin ils trouvèrent sur le quai un de ces vieux coupés noctambules qu’on ne voit dans Paris que la nuit venue, comme s’ils eussent été honteux de leur misère pendant le jour.

Il les ramena jusqu’à leur porte, rue des Martyrs, et ils remontèrent tristement chez eux. C’était fini, pour elle. Et il songeait, lui, qu’il lui faudrait être au ministère à dix heures.

Elle ôta les vêtements dont elle s’était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri. Elle n’avait plus sa rivière autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda :

« Qu’est-ce que tu as? »

Elle se tourna vers lui, affolée :

« J’ai... j’ai... je n’ai plus la rivière de Mme Forestier. »

Il se dressa, éperdu :

« Quoi !... comment !... Ce n’est pas possible ! »

Et ils cherchèrent dans les plis de la robe, dans les plis du manteau, dans les poches, partout. Ils ne la trouvèrent point.
Il demandait :

« Tu es sûre que tu l’avais encore en quittant le bal?

- Oui, je l’ai touchée dans le vestibule du ministère.

- Mais si tu l’avais perdue dans la rue, nous l’aurions entendue tomber. Elle doit être dans le fiacre.
  - Oui, C’est probable. As- tu pris le numéro?
     - Non. Et toi, tu ne l’as pas regardé?
     - Non. »

Ils se contemplaient atterrés. Enfin Loisel se rhabilla.

« Je vais, dit – il, refaire tout le trajet que nous avons fait à pied, pour voir si je ne la retrouverai pas. »

Et il sortit. Elle demeura en toilette de soirée, sans force pour se coucher, abattue sur une chaise, sans feu, sans pensée.

Son mari rentra vers sept heures. Il n’avait rien trouvé.

Il se rendit à la préfecture de Police, aux journaux, pour faire promettre une récompense, aux compagnies de petites voitures, partout enfin où un soupçon d’espoir le poussait.

Elle attendit tout le jour, dans le même état d’effarement devant cet affreux désastre.

Loisel revint le soir, avec sa figure creusée, pâlie ; il n’avait rien découvert.

« Il faut, dit – il, écrire à ton amie que tu as brisé la fermeture de sa rivière et que tu la fais réparer. Cela nous donnera le temps de nous retourner. »

Elle écrivit sous sa dictée.

Au bout d’une semaine, ils avaient perdu toute espérance. Et Loisel, vieilli de cinq ans, déclara :
« Il faut aviser à remplacer ce bijou. »

Ils prirent, le lendemain, la boîte qui l’avait renfermé, et se rendirent chez le joaillier, dont le nom se trouvait dedans. Il consulta ses livres :
    « Ce n’est pas moi, Madame, qui ai vendu cette rivière ; j’ai dû seulement fournir l’écrin. »

Alors ils allèrent de bijoutier en bijoutier, cherchant une parure pareille à l’autre, consultant leurs souvenirs, malades tous deux de chagrin et d’angoisse.

Ils trouvèrent, dans une boutique du Palais-Royal, un chapelet de diamants qui leur parut entièrement semblable à celui qu’ils cherchaient. Il valait quarante mille francs. On le leur laisserait à trente-six mille.

Ils prièrent donc le joaillier de ne pas le vendre avant trois jours. Et ils firent condition qu’on le reprendrait, pour trente quatre mille francs, si le premier était retrouvé avant la fin de février.

Loisel possédait dix-huit mille francs que lui avait laissés son père. Il emprunterait le reste.

Il emprunta, demandant mille francs à l’un, cinq cents à l’autre, cinq louis par-ci, trois louis par-là. Il fit des billets, prit des engagements ruineux, eut affaire aux usuriers, à toutes les races de prêteurs. Il compromit toute la fin de son existence, risqua sa signature sans savoir même s’il pourrait y faire honneur, et, épouvanté par les angoisses de l’avenir, par la noire misère qui allait s’abattre sur lui, par la perspective de toutes les privations physiques et de toutes les tortures morales, il alla chercher la rivière nouvelle, en déposant sur le comptoir du marchand trente-six mille francs.

Quand Mme Loisel reporta la parure à Mme Forestier, celle-ci lui dit, d’un air froissé :
    « Tu aurais dû me la rendre plus tôt, car je pouvais en avoir besoin. »

Elle n’ouvrit pas l’écrin, ce que redoutait son amie. Si elle s’était aperçue de la substitution, qu’aurait-elle pensé? qu’aurait-elle dit? Ne l’aurait- elle pas prise pour une voleuse?

Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Elle prit son parti, d’ailleurs, tout d’un coup, héroïquement. Il fallait payer cette dette effroyable. Elle payerait. On renvoya la bonne ; on changea de logement ; on loua sous les toits une mansarde.

Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale, les chemises et les torchons, qu’elle faisait sécher sur une corde ; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l’eau, s’arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme du peuple, elle alla chez le fruitier, chez l’épicier, chez le boucher, le panier au bras, marchandant, injuriée, défendant sou à sou son misérable argent.

Il fallait chaque mois payer des billets, en renouveler d’autres, obtenir du temps.

Le mari travaillait, le soir, à mettre au net les comptes d’un commerçant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page.

Et cette vie dura dix ans.

Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l’usure, et l’accumulation des intérêts superposés.

Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers.

Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s’asseyait auprès de la fenêtre, et elle songeait à cette soirée d’autrefois, à ce bal où elle avait été si belle et si fêtée.

Que serait – il arrivé si elle n’avait point perdu cette parure? Qui sait? qui sait? Comme la vie est singulière, changeante ! Comme il faut peu de chose pour vous perdre ou vous sauver !

Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux Champs-Élysées pour se délasser des besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant. C’était Mme Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.

Mme Loisel se sentit émue. Allait-elle lui parler? Oui, certes. Et maintenant qu’elle avait payé, elle lui dirait tout. Pourquoi pas?

Elle s’approcha.
    « Bonjour, Jeanne. »

L’autre ne la reconnaissait point, s’étonnant d’être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise. Elle balbutia :

« Mais... Madame !... Je ne sais... Vous devez vous tromper.
    - Non. Je suis Mathilde Loisel. »

Son amie poussa un cri.
    « Oh !... ma pauvre Mathilde, comme tu es changée !...
    - Oui, j’ai eu des jours bien durs, depuis que je ne t’ai vue ; et bien des misères... et cela à cause de toi !...
    - De moi... Comment ça?
    - Tu te rappelles bien cette rivière de diamants que tu m’as prêtée pour aller à la fête du ministère.
    - Oui. Eh bien?
    - Eh bien, je l’ai perdue.
    - Comment ! puisque tu me l’as rapportée.
    - Je t’en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que ça n’était pas aisé pour nous, qui n’avions rien... Enfin c’est fini, et je suis rudement contente.
    Mme Forestier s’était arrêtée.
    - Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne?
    - Oui. Tu ne t’en étais pas aperçue, hein? Elles étaient bien pareilles. »
    Et elle souriait d’une joie orgueilleuse et naïve.
Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.
« Oh ! ma pauvre Mathilde ! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents francs !... »
 

 

She was one of those pretty and charming girls born, as though fate had blundered over her, into a family of artisans. She had no marriage portion, no expectations, no means of getting known, understood, loved, and wedded by a man of wealth and distinction; and she let herself be married off to a little clerk in the Ministry of Education.
    Her tastes were simple because she had never been able to afford any other, but she was as unhappy as though she had married beneath her; for women have no caste or class, their beauty, grace, and charm serving them for birth or family, their natural delicacy, their instinctive elegance, their nimbleness of wit, are their only mark of rank, and put the slum girl on a level with the highest lady in the land.

She suffered endlessly, feeling herself born for every delicacy and luxury. She suffered from the poorness of her house, from its mean walls, worn chairs, and ugly curtains. All these things, of which other women of her class would not even have been aware, tormented and insulted her. The sight of the little Breton girl who came to do the work in her little house aroused heart-broken regrets and hopeless dreams in her mind. She imagined silent antechambers, heavy with Oriental tapestries, lit by torches in lofty bronze sockets, with two tall footmen in knee-breeches sleeping in large armchairs, overcome by the heavy warmth of the stove.She imagined vast saloons hung with antique silks, exquisite pieces of furniture supporting priceless ornaments, and small, charming, perfumed rooms, Created just for little parties of intimate friends, men who were famous and sought after, whose homage roused every other woman’s envious longings.

When she sat down for dinner at the round table covered with a three-days-old cloth, opposite her husband, who took the cover off the soup-tureen, exclaiming delightedly: "Aha! Scotch broth! What could be better?" she imagined delicate meals, gleaming silver, tapestries peopling the walls with folk of a past age and strange birds in fairy forests; she imagined delicate food served in marvelous dishes, murmured gallantries, listened to with an inscrutable smile as one trifled with the rosy flesh of trout or wings of asparagus chicken.

She had no clothes, no jewels, nothing. And these were the only things she loved; she felt that she was made for them. She had longed so eagerly to charm, to be desired, to be wildly attractive and sought after.

She had a rich friend, an old school friend whom she refused to visit, because she suffered so keenly when she returned home. She would weep whole days, with grief, regret, despair, and misery.

One evening her husband came home with an exultant air, holding a large envelope in his hand.
"Here's something for you," he said.

Swiftly she tore the paper and drew out a printed card on which were these words:

"The Minister of Education and Madame Ramponneau request the pleasure of the company of Monsieur and Madame Loisel at the Ministry on the evening of Monday, January the 18th."

Instead of being delighted, as her husband hoped, she flung the invitation petulantly across the table, murmuring:

"What do you want me to do with this?"

"Why, darling, I thought you’d be pleased. You never go out, and this is a great occasion. I had tremendous trouble to get it. Every one wants one; it's very select, and very few go to the clerks. You’ll see all the really big people there."

She looked at him out of furious eyes, and said impatiently:

"And what do you suppose I am to wear at such an affair?"

He had not thought about it; he stammered:
"Why, the dress you go to the theater in. It looks very nice, to me . . ."

He stopped, stupefied and utterly at a loss when he saw that his wife was beginning to cry. Two large tears ran slowly down from the corners of her eyes towards the corners of her mouth.

"What's the matter with you? What's the matter with you?" he faltered.

But with a violent effort she overcame her grief and replied in a calm voice, wiping her wet cheeks:

"Nothing. Only I haven't a dress and so I can't go to this party. Give your invitation to some friend of yours whose wife will be turned out better than I shall."

He was heart-broken.

"Look here, Mathilde," he persisted. "What would be the cost of a suitable dress, which you could use on other occasions as well, something very simple?"

She thought for several seconds, reckoning up prices and also wondering for how large a sum she could ask without bringing upon herself an immediate refusal and an exclamation of horror from the prudent clerk.

At last she replied with some hesitation:
"I don't know exactly, but I think I could do it on four hundred francs."
    He grew slightly pale, for this was exactly the amount he had been saving for a gun, intending to get a little shooting next summer on the plain of Nanterre with some friends who went lark-shooting there on Sundays.

Nevertheless he said: "Very well. I'll give you four hundred francs. But try and get a really nice dress with the money."

The day of the party drew near, and Madame Loisel seemed sad, uneasy and anxious. Her dress was ready, however. One evening her husband said to her:

"What's the matter with you? You’ve been very odd for the last three days."

"I'm utterly miserable at not having any jewels, not a single stone, to wear," she replied. "I shall look absolutely no one. I would almost rather not go to the party."

"Wear flowers," he said. "They’re very smart at this time of the year. For ten francs you could get two or three gorgeous roses."

She was not convinced.

"No . . . there's nothing so humiliating as looking poor in the middle of a lot of rich women."

"How stupid you are!" exclaimed her husband. "Go and see Madame Forestier and ask her to lend you some jewels. You know her quite well enough for that."

She uttered a cry of delight.

"That's true. I never thought of it."

Next day she went to see her friend and told her her trouble.

Madame Forestier went to her dressing-table, took up a large box, brought it to Madame Loisel, opened it, and said:

"Choose, my dear."

First she saw some bracelets, then a pearl necklace, then a Venetian cross in gold and gems, of exquisite workmanship. She tried the effect of the jewels before the mirror, hesitating, unable to make up her mind to leave them, to give them up. She kept on asking:

"Haven't you anything else?"

"Yes. Look for yourself. I don't know what you would like best."

Suddenly she discovered, in a black satin case, a superb diamond necklace; her heart began to beat covetously. Her hands trembled as she lifted it. She fastened it round her neck, upon her high dress, and remained in ecstasy at sight of herself.

Then, with hesitation, she asked anxiously:

"Could you lend me this, just this alone?"

"Yes, of course."

She threw herself on her friend’s breast, embraced her frenziedly, and went away with her treasure.

The day of the party arrived. Madame Loisel was a success. She was the prettiest woman present, elegant, graceful, smiling, and quite beside herself with happiness. All the men stared at her, inquired her name, and asked to be introduced to her. All the Under-Secretaries of State were eager to waltz with her. The Minister noticed her.

She danced madly, ecstatically, drunk with pleasure, with no thought for anything, in the triumph of her beauty, in the pride of her success, in a cloud of happiness made up of this universal homage and admiration, of the desires she had aroused, of the completeness of a victory so dear to her feminine heart.

She left about four o'clock in the morning. Since midnight her husband had been dozing in a deserted little room, in company with three other men whose wives were having a good time.
He threw over her shoulders the garments he had brought for them to go home in, modest everyday clothes, whose poverty clashed with the beauty of the ball-dress. She was conscious of this and was anxious to hurry away, so that she should not be noticed by the other women putting on their costly furs.

Loisel restrained her.

"Wait a little. You’ll catch cold in the open. I'm going to fetch a cab."

But she did not listen to him and rapidly descended the staircase. When they were out in the street they could not find a cab; they began to look for one, shouting at the drivers whom they saw passing in the distance.

They walked down towards the Seine, desperate and shivering. At last they found on the quay one of those old night prowling carriages which are only to be seen in Paris after dark, as though they were ashamed of their shabbiness in the daylight.

It brought them to their door in the Rue des Martyrs, and sadly they walked up to their own apartment. It was the end, for her. As for him, he was thinking that he must be at the office at ten.

She took off the garments in which she had wrapped her shoulders, so as to see herself in all her glory once more before the mirror. But suddenly she uttered a cry. The necklace was no longer round her neck!

"What's the matter with you?" asked her husband, already half undressed.

She turned towards him in the utmost distress.

"I . . . I . . . I've no longer got Madame Forestier’s necklace. . . ."

He stood up, bewildered.

"What! . . . Impossible!"

They searched in the folds of her dress, in the folds of the coat, in the pockets, everywhere. They could not find it.

"Are you sure that you still had it on when you came away from the ball?" he asked.

"Yes, I touched it in the hall at the Ministry."

"But if you had lost it in the street, we should have heard it fall. It must be in the cab."

"Yes. Probably. Did you take the number of the cab?"

"No. You didn't notice it, did you?"
     "No."

They stared at one another, dumbfounded. At last Loisel put on his clothes again.

"I'll go over all the ground we walked," he said, "and see if I can find it."

And he went out. She remained in her evening clothes, lacking strength to get into bed, huddled on a chair, without volition or power of thought.

Her husband returned about seven. He had found nothing.

He went to the police station, to the newspapers, to offer a reward, to the cab companies, everywhere that a ray of hope impelled him.

She waited all day long, in the same state of bewilderment at this fearful catastrophe.

Loisel came home at night, his face weary and pale; he had discovered nothing.

"You must write to your friend," he said, "and tell her that you’ve broken the clasp of her necklace and are getting it mended. That will give us time to turn round."

She wrote at his dictation.
    By the end of a week they had lost all hope.
Loisel, who had aged five years, declared:
    "We must consider how to replace the diamonds."
    Next day they took the box which had held the necklace and went to the jewelers whose name was inside. He consulted his books.
    "It was not I who sold this necklace, Madame; I must have merely supplied the case."
    Then they went from jeweler to jeweler, searching for another necklace like the lost one, consulting their memories, both ill with remorse and anguish.
    In a shop at the Palais-Royal they found a string of diamonds which seemed to them exactly like the one they were looking for. It was worth forty thousand francs. They were allowed to have it for thirty-six thousand.
    They begged the jeweler not to sell it for three days. And they arranged matters on the understanding that it would be taken back for thirty-four thousand francs, if the missing one were found before the end of February.
    Loisel possessed eighteen thousand francs left to him by his father. He intended to borrow the rest.

He did borrow it, getting a thousand from one man, five hundred from another, five louis here, three louis there. He gave notes of hand, entered into ruinous agreements, did business with usurers and the whole tribe of money-lenders. He mortgaged the whole remaining years of his existence, risked his signature without even knowing if he could honor it, and, frightened by the trouble yet to come, by the black misery that was about to fall upon him, by the prospect of all the physical privations and moral tortures that he was to suffer, he went to get the new necklace, laying upon the jeweler’s counter thirty-six thousand francs.
    When Madame Loisel took back the necklace to Madame Forestier, the latter said to her in a chilly voice:
    "You ought to have brought it back sooner; I might have needed it."
    She did not, as her friend had feared, open the case. If she had noticed the substitution, what would she have thought? What would she have said? Would she not have taken her for a thief?

Madame Loisel came to know the ghastly life of abject poverty. From the very first she played her part heroically. This fearful debt must be paid off. She would pay it. The servant was dismissed. They changed their flat; they took a garret under the roof.

She came to know the heavy work of the house, the hateful duties of the kitchen. She washed the plates, wearing out her pink nails on the coarse pottery and the bottoms of pans. She washed the dirty linen, the shirts and dishcloths, and hung them out to dry on a string; every morning she took the dustbin down into the street and carried up the water, stopping on each landing to get her breath. And, clad like a poor woman, she went to the fruiterer, to the grocer, to the butcher, a basket on her arm, haggling, insulted, defending her wretched money, sou by sou.

Every month notes had to be paid off, others renewed, time gained.
    Her husband worked in the evenings at putting straight a merchant’s accounts, and late at night he often copied manuscript for five sous a page.
And this life lasted ten years.
    At the end of ten years everything was paid off, everything, including the usurer’s charges and the accumulation of superimposed interest.

Madame Loisel looked old now. She had become like all the other strong, tough, coarse women of impoverished households. With frowzy hair, skirts askew and red hands, she spoke in a shrill voice and washed the floor with great swishes of water.

But sometimes, when her husband was at the office, she sat down by the window and thought of that evening long ago, of the ball at which she had been so beautiful and so much admired.
    What would have happened if she had never lost those jewels. Who knows? Who knows? How strange life is, how fickle! How little is needed to ruin or to save you!

One Sunday, as she had gone for a walk along the Champs-Elysees to relax herself after the labors of the week, she suddenly caught sight of a woman who was leading a child. It was Madame Forestier, still young, still beautiful, still attractive.

Madame Loisel felt moved. Should she speak to her? Yes, certainly. And now that she had paid, she would tell her all. Why not?
    She went up to her.
    "Good morning, Jeanne."
    The other did not recognize her, and was surprised at being thus familiarly addressed by a poor woman.
    "But . . . Madame . . ." she stammered. "I don't know . . . you must be making a mistake."
    "No . . . I am Mathilde Loisel."
    Her friend uttered a cry.
    "Oh! . . . my poor Mathilde, how you have changed! . . ."
    "Yes, I've had some hard times since I last saw you; and many sorrows . . . and all on your account."
    "On my account! . . . How was that?"
    "You remember the diamond necklace you lent me for the ball at the Ministry?"
   "Yes. Well?"
    "Well, I lost it."
    "How could you? Why, you brought it back."
    "I brought you another one just like it. And for the last ten years we have been paying for it. You know it wasn't easy for us; we had no money. . . . Well, at last it is ended, and I'm so glad."
    Madame Forestier had halted.
    "You say you bought a diamond necklace to replace mine?"
    "Yes. You hadn't noticed it? They were very much alike."
    And she smiled in proud and innocent happiness.
    Madame Forestier, deeply moved, took her two hands.
    "Oh, my poor Mathilde! But mine was imitation. It was worth at most five hundred francs! . . . "



 


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